En Roumanie, il est pourtant régulièrement utilisé dans la médecine traditionnelle, par ailleurs selon une étude australienne, ses composants pourraient même aider à lutter contre l’une des formes les plus agressives du cancer du sein.

Si l’apithérapie reste largement méconnue en Europe occidentale, elle connaît un véritable succès en Roumanie, où le venin des abeilles est communément utilisé dans des crèmes anti-inflammatoires disponibles en pharmacie. Il existe même des séances d’  » apipuncture « , où l’aiguille manipulée en acupuncture classique est remplacée par le dard de l’abeille vivante : le praticien se saisit de l’insecte à l’aide d’une petite pince avant de piquer directement, par exemple dans le dos du patient qui souffre de rhumatismes.

De l’autre côté du globe, à Perth en Australie, des recherches cruciales sont également menées sur le venin d’abeille, et plus particulièrement sur une des molécules qui le composent, la mélitine. Les scientifiques australiens ont fait une découverte prometteuse : cette molécule serait capable de s’attaquer aux cellules d’un cancer du sein bien spécifique, le triple négatif, soit le plus agressif, et ce sans endommager les cellules saines. Autre bonne nouvelle, les chercheurs sont parvenus à synthétiser cette molécule, ce qui signifie qu’ils n’ont pas besoin de la prélever sur les abeilles pour mener leurs expériences. Si les recherches en sont encore au stade expérimental et que le chemin est encore long avant d’aboutir à une solution médicamenteuse, elles représentent néanmoins un véritable espoir dans la lutte contre le cancer du sein, qui touche 1 femme sur 9.