Découverte de l’apiculture et savoir protéger les abeilles.

Auteur/autrice : Denis Page 1 of 3

L’arrêté encadrant le retour des néonicotinoïdes s’appuie sur des données erronées

Le Monde du 19 févr. 2021 (extraits)

C’est ce que confient plusieurs membres du conseil de surveillance constitué par le gouvernement pour donner l’avis des parties prenantes (agriculteurs, associations, instituts techniques, etc.) sur les conditions du retour de ces insecticides…

L’un des enjeux du retour des néonicotinoïdes sur la betterave est celui des cultures ultérieures. En effet, lorsque des semences enrobées d’insecticides sont plantées, seule une petite fraction du produit est absorbée par la plante. La plus grande part demeure dans le sol et peut contaminer les cultures ultérieures. D’où la nécessité d’attendre un à trois ans avant de resemer des cultures attractives pour les abeilles (colza, maïs, etc.). Mais les agriculteurs réclamaient de pouvoir replanter sans délais du maïs sur les parcelles de betterave traitées.

Le 22 janvier, le conseil de surveillance débattait de cette question. « A la fin de la réunion, les représentants de la filière betteravière ont affirmé qu’une étude montrait que 80 % des abeilles présentes sur les parcelles de maïs se trouvaient en périphérie des champs, dans les huit premiers mètres des parcelles, explique au Monde un participant. Et qu’en conséquence, un agriculteur s’abstenant de traiter les betteraves sur une bande de huit mètres en périphérie de parcelle devrait pouvoir replanter du maïs dès l’année suivante. »

Au cours de la réunion, certains s’indignent car nul n’a vu l’étude en question, mais la majorité adopte la mesure d’atténuation, finalement intégrée à l’arrêté du 5 février.

Peu après la réunion, l’Institut technique de l’agriculture biologique (ITAB) obtient l’étude en question et l’analyse dans une note datée du 12 février, que Le Monde a pu consulter. «..Elle dit qu’au cours de l’expérience, 80 % des abeilles observées l’ont été dans cette bande, mais simplement parce que ce sont les premiers rangs qui ont été les plus échantillonnés ! »

L’étude n’en fait pas mystère et évalue explicitement les densités d’abeilles dans les différents secteurs des champs étudiés. Sur la foi de ces données, l’ITAB a calculé que pour protéger 80 % des abeilles sur 50 hectares de maïs (soit un carré de 707 mètres de côté), la bande périphérique non-traitée ne devrait pas être large de huit mètres, mais de… 189 mètres.

Interrogé sur ce hiatus, le président de l’Institut technique de la betterave dit ne pas avoir de réponse. « Nous n’avons pas suffisamment de données pour dire que tout est blanc ou noir », dit-il. De son côté l’association Agir pour l’environnement, membres du conseil de surveillance, annonce saisir en référé le Conseil d’Etat pour obtenir la suspension de l’arrêté.

Apithérapie : du venin d’abeille pour soigner vos rhumatismes ?

En Roumanie, il est pourtant régulièrement utilisé dans la médecine traditionnelle, par ailleurs selon une étude australienne, ses composants pourraient même aider à lutter contre l’une des formes les plus agressives du cancer du sein.

Si l’apithérapie reste largement méconnue en Europe occidentale, elle connaît un véritable succès en Roumanie, où le venin des abeilles est communément utilisé dans des crèmes anti-inflammatoires disponibles en pharmacie. Il existe même des séances d’  » apipuncture « , où l’aiguille manipulée en acupuncture classique est remplacée par le dard de l’abeille vivante : le praticien se saisit de l’insecte à l’aide d’une petite pince avant de piquer directement, par exemple dans le dos du patient qui souffre de rhumatismes.

De l’autre côté du globe, à Perth en Australie, des recherches cruciales sont également menées sur le venin d’abeille, et plus particulièrement sur une des molécules qui le composent, la mélitine. Les scientifiques australiens ont fait une découverte prometteuse : cette molécule serait capable de s’attaquer aux cellules d’un cancer du sein bien spécifique, le triple négatif, soit le plus agressif, et ce sans endommager les cellules saines. Autre bonne nouvelle, les chercheurs sont parvenus à synthétiser cette molécule, ce qui signifie qu’ils n’ont pas besoin de la prélever sur les abeilles pour mener leurs expériences. Si les recherches en sont encore au stade expérimental et que le chemin est encore long avant d’aboutir à une solution médicamenteuse, elles représentent néanmoins un véritable espoir dans la lutte contre le cancer du sein, qui touche 1 femme sur 9.

« Ils nous ont un peu pris pour des idiots »

dit (poliment) a députée Sandrine Le Feur « révoltée »

Le Conseil d’Etat valide l’utilisation des néonicotinoïdes « tueurs d’abeille ».

Le Conseil d’Etat a tranché. Les producteurs de bettraves vont pouvoir utiliser des néonicotinoïdes pour lutter contre les pucerons. Une décision qui révolte Sandrine Le Feur, députée LREM de la circonscription de Morlaix (29). « Ils nous ont un peu pris pour des idiots » dit-elle.Publié le 16/03/2021 à 16h31 • Mis à jour le 16/03/2021 à 17h48

Sandrine Le Feur
Sandrine Le Feur • © MAXXPPP/Vincent Isore/IP3

Finistère

Lundi 15 mars, le Conseil d’Etat a confirmé l’autorisation accordée cette année aux producteurs de betteraves d’utiliser des néonicotinoïdes pour protéger leurs cultures des invasions de pucerons. 

Les néonicotinoïdes sont des insecticides qualifiés de « tueurs d’abeilles » par les défenseurs de l’environnement. Ils sont interdits d’utilisation depuis deux ans. Mais fin 2020, une loi a été votée pour permettre aux betteraviers de les utiliser pour leur prochaine récolte, à titre provisoire.

L’an dernier, cette filière agricole estime avoir perdu 30% de sa récolte, à cause du puceron qui transmet la jaunisse aux betteraves. Ils estimaient leurs pertes à 280 millions d’euros.

Sandrine Le Feur, députée LREM de la 4ème circonscription du Finistère, dénonce une erreur environnementale majeure :

N-Comme néonicotinamides

le feuilleton continue! :

Lire aussi :

« Normalement, les abeilles sortent le jour et sont en activité réduite la nuit. Mais avec certains néonicotinoïdes, les abeilles ne savent plus si on est en plein jour ou en pleine nuit ».

S- comme Sécurité

Pour garantir votre sécurité personnelle :

  • Dîtes à votre médecin que vous faîtes de l’apiculture : vous connaissant, il saura vous dire s’il est nécessaire que vous ayez avec vous, ou pas, des antihistaminiques, etc.
  • Commencer par allumer votre enfumoir, QUELQUESOIENT les opérations, si minimes soient-elles, que vous allez faire sur vos ruches.
    En effet,
    • comme dit l’adage, toujours l’inattendu arrive : votre ruche bascule, les abeilles s’échappent, etc
    • et par ailleurs, vous prévenez ainsi la reine de votre intervention : elle se réfugiera à l’abri, et vous éviterez de la perdre.
    • enfin : votre enfumoir aura le temps de chauffer pendant que vous vous préparez
  • Habillez vous avec soin :
    • combinaison, coiffe, fermetures éclair soigneusement fermées, bottes ou chaussure montantes, manches recouvrant les gants
    • vous éviterez ainsi de vous faire piquer en cours de manipulation
  • Si vous vous faîtes piquer, autant que faire se peut :
    • essayer de retirer le dard,
    • chauffer légèrement avec un briquet,
    • ou appliquez vous, au choix, de l’huile essentielle de lavande aspic, ou tout simplement du miel,
    • la plupart du temps, c’est tout juste un peu surprenant ou douloureux, mais ça ne vous empêchera pas de prendre plaisir à vous occuper de vos petites pensionnaires.
  • Si les symptômes suivants surviennent :
    • un gonflement des lèvres, de la langue, du visage ou de la gorge,
    • des vertiges, une perte de connaissance ou une chute de tension,
    • une réaction cutanée, comme de l’urticaire, des rougeurs, des démangeaisons ou une pâleur,
    • un pouls rapide et faible,
    • des nausées, des vomissements ou une diarrhée,
    • de l’agitation et de l’anxiété.

Pour garantir la sécurité des opérations sur le rucher :
– Nous avons mis en place un plan d’intervention avec le SDIS de Maclas,
Partageons ensemble nos expériences, heureuses, ou malheureuses : c’est ce qui nous fera tous progresser.

Baume pour le corps à la cire d’abeilles

Un baume pour le corps DIY nourrissant et apaisant 🐝


Parmi les indispensables de l’hiver, il y a le bonnet, l’écharpe et le baume pour le corps pour quand la peau tiraille et s’assèche à cause du froid. Découvrez notre recette 100% naturelle pour une peau toute douce et hydratée en profondeur.

Pour combattre le froid, nous avons choisi des huiles végétales et eaux florales aux propriétés apaisantes et hydratantes. Chaque huile et chaque eau a ses propres bienfaits. Vous pouvez adapter cette recette selon vos besoins. 


Vous aurez besoin de :

  • 2 grosses cuillères à soupe de flocons de cire d’abeille
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’amande douce
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’argan
  • 1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger
  • 1 cuillère à soupe d’eau de camomille

Ustensiles :

  • Une casserole
  • Un fouet ou un batteur électrique
  • Un pot refermable et résistant à la chaleur (type Le Parfait)

Réalisation :

  1. Versez les flocons et les huiles végétales dans le pot
  2. Faites fondre le tout au bain-marie
  3. Remuez jusqu’à ce que le mélange soit homogène
  4. Retirez du feu et ajoutez vos eaux florales
  5. Fouettez le mélange durant quelques minutes
  6. Laissez reposer pour que le mélange se fige

Appliquez ce baume magique chaque soir, avant de vous coucher. Vous pouvez conserver ce baume 2 mois.

R-Comme RECETTES

Devenir apiculteur

Cf Le monde du 8 février 2021 :Bien choisir son miel, planter des fleurs… comment voler au secours des abeilles :

D’après l’auteur :

Pour se lancer dans l’aventure, il faut être formé et motivé, c’est-à-dire avoir bien réfléchi à son projet. Il suffit d’un petit bout de jardin. A condition, bien sûr, que les ruches soient suffisamment éloignées (ou séparées par un mur d’au moins deux mètres de haut) du voisinage immédiat. En zone urbaine, il faut s’abstenir d’installer des colonies dans des zones trop faiblement pourvues en espaces verts.

  1. Se former. Certaines associations, municipalités et syndicats apicoles proposent une initiation dans le cadre d’un rucher-école. Il est également possible de se former soi-même. Les manuels d’apprentissage sont nombreux et généralement bien conçus mais on ne saurait trop conseiller de prendre contact avec un apiculteur confirmé qui pourra guider les premiers pas du débutant. Pendant l’hiver, les abeilles hivernent (elles sont éveillées mais se tiennent au chaud en formant une grappe autour de la reine), mais entre mars et octobre, elles nécessitent un suivi régulier. Celui-ci n’impose pas une présence quotidienne mais réclame des interventions régulières, toutes les deux ou trois semaines.
  2. S’équiper. Pour débuter, deux ruches suffisent (compter 80 à 100 euros l’unité mais on peut s’en procurer d’occasion). Il faudra aussi commander en fin d’hiver auprès d’un professionnel ou d’une société spécialisée des essaims d’abeilles (au moins 150 euros l’unité) afin d’envisager une installation en mai. Avec de la chance, et un printemps radieux, il sera possible de récolter un peu de miel d’été.

L’équipement nécessaire se compose pour l’essentiel d’une combinaison d’apiculteur, d’un enfumoir, d’une centrifugeuse manuelle pour réaliser la récolte et de matériel divers (cadres, cire gaufrée, petits outils, pots, etc.). Ne pas oublier le traitement anti-varroa en fin de saison. En tout, il est raisonnable d’envisager un budget proche d’un millier d’euros (nettement moins, si l’on peut se procurer du matériel d’occasion en bon état). Il faudra déclarer ses ruches auprès du ministère de l’agriculture, qui attribuera un numéro d’immatriculation, et vérifier qu’elles sont assurées (service accessible pour trois fois rien via l’abonnement à une revue apicole).

Enfin, devenir apiculteur amateur, c’est comprendre que la récolte de miel (jusqu’à 20 kg par ruche les bonnes années) est moins importante que le fait de faire vivre des colonies d’abeilles.

P-Comme PRESSE

Le monde du 8 février 2021 :Bien choisir son miel, planter des fleurs… comment voler au secours des abeilles : en ligne

Q-comme QUALITE

 

Une production nationale largement déficitaire
La consommation nationale annuelle atteint 40 000 t, et la production nationale 16 000 t.

Plus de la moitié de la production alimentée par les apiculteurs :
La vente en direct ou en demi-gros est légèrement majoritaire. par rapport à celui des entreprises de conditionnement.

42% des miels analysés sont « non conformes » ou « non satisfaisants (enquête DGCCRF  du 04/02/2015

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