Découverte de l’apiculture et savoir protéger les abeilles.

Auteur/autrice : Denis Page 2 of 3

S- comme Sécurité

Pour garantir votre sécurité personnelle :

  • Dîtes à votre médecin que vous faîtes de l’apiculture : vous connaissant, il saura vous dire s’il est nécessaire que vous ayez avec vous, ou pas, des antihistaminiques, etc.
  • Commencer par allumer votre enfumoir, QUELQUESOIENT les opérations, si minimes soient-elles, que vous allez faire sur vos ruches.
    En effet,
    • comme dit l’adage, toujours l’inattendu arrive : votre ruche bascule, les abeilles s’échappent, etc
    • et par ailleurs, vous prévenez ainsi la reine de votre intervention : elle se réfugiera à l’abri, et vous éviterez de la perdre.
    • enfin : votre enfumoir aura le temps de chauffer pendant que vous vous préparez
  • Habillez vous avec soin :
    • combinaison, coiffe, fermetures éclair soigneusement fermées, bottes ou chaussure montantes, manches recouvrant les gants
    • vous éviterez ainsi de vous faire piquer en cours de manipulation
  • Si vous vous faîtes piquer, autant que faire se peut :
    • essayer de retirer le dard,
    • chauffer légèrement avec un briquet,
    • ou appliquez vous, au choix, de l’huile essentielle de lavande aspic, ou tout simplement du miel,
    • la plupart du temps, c’est tout juste un peu surprenant ou douloureux, mais ça ne vous empêchera pas de prendre plaisir à vous occuper de vos petites pensionnaires.
  • Si les symptômes suivants surviennent :
    • un gonflement des lèvres, de la langue, du visage ou de la gorge,
    • des vertiges, une perte de connaissance ou une chute de tension,
    • une réaction cutanée, comme de l’urticaire, des rougeurs, des démangeaisons ou une pâleur,
    • un pouls rapide et faible,
    • des nausées, des vomissements ou une diarrhée,
    • de l’agitation et de l’anxiété.

Pour garantir la sécurité des opérations sur le rucher :
– Nous avons mis en place un plan d’intervention avec le SDIS de Maclas,
Partageons ensemble nos expériences, heureuses, ou malheureuses : c’est ce qui nous fera tous progresser.

Baume pour le corps à la cire d’abeilles

Un baume pour le corps DIY nourrissant et apaisant 🐝


Parmi les indispensables de l’hiver, il y a le bonnet, l’écharpe et le baume pour le corps pour quand la peau tiraille et s’assèche à cause du froid. Découvrez notre recette 100% naturelle pour une peau toute douce et hydratée en profondeur.

Pour combattre le froid, nous avons choisi des huiles végétales et eaux florales aux propriétés apaisantes et hydratantes. Chaque huile et chaque eau a ses propres bienfaits. Vous pouvez adapter cette recette selon vos besoins. 


Vous aurez besoin de :

  • 2 grosses cuillères à soupe de flocons de cire d’abeille
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’amande douce
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’argan
  • 1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger
  • 1 cuillère à soupe d’eau de camomille

Ustensiles :

  • Une casserole
  • Un fouet ou un batteur électrique
  • Un pot refermable et résistant à la chaleur (type Le Parfait)

Réalisation :

  1. Versez les flocons et les huiles végétales dans le pot
  2. Faites fondre le tout au bain-marie
  3. Remuez jusqu’à ce que le mélange soit homogène
  4. Retirez du feu et ajoutez vos eaux florales
  5. Fouettez le mélange durant quelques minutes
  6. Laissez reposer pour que le mélange se fige

Appliquez ce baume magique chaque soir, avant de vous coucher. Vous pouvez conserver ce baume 2 mois.

R-Comme RECETTES

Devenir apiculteur

Cf Le monde du 8 février 2021 :Bien choisir son miel, planter des fleurs… comment voler au secours des abeilles :

D’après l’auteur :

Pour se lancer dans l’aventure, il faut être formé et motivé, c’est-à-dire avoir bien réfléchi à son projet. Il suffit d’un petit bout de jardin. A condition, bien sûr, que les ruches soient suffisamment éloignées (ou séparées par un mur d’au moins deux mètres de haut) du voisinage immédiat. En zone urbaine, il faut s’abstenir d’installer des colonies dans des zones trop faiblement pourvues en espaces verts.

  1. Se former. Certaines associations, municipalités et syndicats apicoles proposent une initiation dans le cadre d’un rucher-école. Il est également possible de se former soi-même. Les manuels d’apprentissage sont nombreux et généralement bien conçus mais on ne saurait trop conseiller de prendre contact avec un apiculteur confirmé qui pourra guider les premiers pas du débutant. Pendant l’hiver, les abeilles hivernent (elles sont éveillées mais se tiennent au chaud en formant une grappe autour de la reine), mais entre mars et octobre, elles nécessitent un suivi régulier. Celui-ci n’impose pas une présence quotidienne mais réclame des interventions régulières, toutes les deux ou trois semaines.
  2. S’équiper. Pour débuter, deux ruches suffisent (compter 80 à 100 euros l’unité mais on peut s’en procurer d’occasion). Il faudra aussi commander en fin d’hiver auprès d’un professionnel ou d’une société spécialisée des essaims d’abeilles (au moins 150 euros l’unité) afin d’envisager une installation en mai. Avec de la chance, et un printemps radieux, il sera possible de récolter un peu de miel d’été.

L’équipement nécessaire se compose pour l’essentiel d’une combinaison d’apiculteur, d’un enfumoir, d’une centrifugeuse manuelle pour réaliser la récolte et de matériel divers (cadres, cire gaufrée, petits outils, pots, etc.). Ne pas oublier le traitement anti-varroa en fin de saison. En tout, il est raisonnable d’envisager un budget proche d’un millier d’euros (nettement moins, si l’on peut se procurer du matériel d’occasion en bon état). Il faudra déclarer ses ruches auprès du ministère de l’agriculture, qui attribuera un numéro d’immatriculation, et vérifier qu’elles sont assurées (service accessible pour trois fois rien via l’abonnement à une revue apicole).

Enfin, devenir apiculteur amateur, c’est comprendre que la récolte de miel (jusqu’à 20 kg par ruche les bonnes années) est moins importante que le fait de faire vivre des colonies d’abeilles.

P-Comme PRESSE

Le monde du 8 février 2021 :Bien choisir son miel, planter des fleurs… comment voler au secours des abeilles : en ligne

Q-comme QUALITE

 

Une production nationale largement déficitaire
La consommation nationale annuelle atteint 40 000 t, et la production nationale 16 000 t.

Plus de la moitié de la production alimentée par les apiculteurs :
La vente en direct ou en demi-gros est légèrement majoritaire. par rapport à celui des entreprises de conditionnement.

42% des miels analysés sont « non conformes » ou « non satisfaisants (enquête DGCCRF  du 04/02/2015

E-comme ECONOMIE

Les aspects économiques de l’apiculture

Economie du miel :

François Lévêque, Mines ParisTech

Le miel, fruit du travail des abeilles, est connu pour ses vertus depuis la nuit des temps. Sa production, sa commercialisation et sa consommation se sont mondialisées. Ce qui en fait un produit riche d’enseignements pour comprendre le fonctionnement de l’économie.
Des ruches qui voyagent en camion, des abeilles rémunérées pour leur service de pollinisation, des miels frelatés, des théories économiques fondées sur une organisation sociale imaginaire… On raconte beaucoup de fables sur le miel et les abeilles. Les économistes n’y échappent pas, prenant appui sur des ruches imaginaires pour fonder leurs théories. Les diététiciens ne sont pas en reste : les bienfaits du miel pour notre santé sont fantaisistes s’il provient de Chine, a été coupé par du sirop de sucre et contient des antibiotiques. Petit tour d’horizon de quelques fabulations et vérités de son commerce… ainsi que quelques conseils pour vos prochains achats.

L’écrivain romain Pline l’Ancien (23-79) admirait leur organisation en société politique avec ses chefs et ses conseils. Il les voyait même animées d’une morale. Près de 1700 ans plus tard, à l’inverse, l’auteur anglo-néerlandais Bernard Mandeville décrit une ruche opulente habitée d’abeilles égoïstes où règne le vice. Elle périclitera lorsque la vertu leur sera imposée. Son ouvrage, La fable des abeilles, deviendra une référence de l’économie politique. Précurseur d’Adam Smith et de sa main invisible des intérêts personnels conduisant au bien commun, Mandeville veut prouver que l’égoïsme est productif, contrairement à l’altruisme. Adversaire de la frugalité (le voleur de la richesse d’un avare la fera ruisseler), il inspirera John Maynard Keynes dans sa dénonciation de l’épargne excessive.

À la décharge de Pline, de Mandeville et de bien d’autres anciens fabulistes des abeilles, la ruche et ses cadres mobiles en bois n’avaient pas encore été inventés. L’observation de la vie et des mœurs des abeilles restait difficile. Pas de parois vitrées pour les voir s’agiter et pour compter les faux bourdons, ces mâles qui ne servent quasiment à rien d’autre qu’à féconder une reine. Moins encore de marqueurs électroniques pour étudier les déplacements incessants des abeilles et établir qu’un pot de miel d’un demi-kilo leur fait parcourir la distance d’un tour du monde et leur fait visiter cinq millions de fleurs.

La difficulté d’observation n’est pas en revanche une excuse recevable pour James Meade, économiste anglais distingué par le prix de la Banque de Suède en mémoire à Alfred Nobel pour ses travaux d’économie internationale. Il s’est aventuré au début des années 1950 à vouloir illustrer ses réflexions théoriques sur les externalités à partir de l’exemple de pomiculteurs et d’apiculteurs d’une même région. Les premiers rendent service aux seconds en offrant des fleurs à butiner à leurs abeilles qui en feront du miel et les seconds rendent service aux premiers en pollinisant leurs fleurs qui fructifieront en pommes. Mais ces services réciproques ne pouvant pas être rémunérés, les uns et les autres sous-investissent.

Les apiculteurs installent moins de ruches que nécessaire à l’optimum économique car ils ne percevront pas le bénéfice marginal qu’en retireront les pomiculteurs en kilos de pommes supplémentaires et ces derniers plantent moins de pommiers que nécessaires à l’optimum économique car ils ne percevront pas le bénéfice marginal qu’en retireront les apiculteurs en kilos de miel supplémentaires.

Cet exemple, sans doute par son caractère bucolique et printanier, a connu un grand succès auprès des professeurs d’économie et de leurs étudiants. Dommage car il relève de la pure fabulation. James Meade s’est doublement fourvoyé. D’abord, mais passe encore, il ignore que les fleurs de pommier produisent très peu de nectar. Le miel de pommier, si vous en trouvez ainsi étiqueté, sera en réalité issu d’autres fleurs de la pommeraie.

Les abeilles voyagent parfois en camion
Surtout, et c’est rédhibitoire, il ignore les nombreux arrangements en vigueur entre les arboriculteurs et les apiculteurs pour se rendre service et rémunérer leurs prestations. Pas de trace en réalité de facteurs de production gratuits et impayés, donc pas d’externalités manifestes. Un économiste américain spécialiste des droits de propriété et des coûts de transaction, Steven Cheung, l’a bien montré en réalisant une enquête auprès des apiculteurs et des arboriculteurs. Il a observé qu’ils s’arrangeaient entre eux selon des règles forgées par la tradition ou bien qu’ils signaient entre eux de véritables contrats.

Les apiculteurs américains font payer leurs services de pollinisation depuis longtemps. Mais le phénomène a pris une dimension incroyable avec le boom de la consommation d’amandes. Chaque année, plus d’un million de ruches transportées par camions migrent vers les amanderaies de Californie. Couvrant l’équivalent de la moitié de la Corse et fournissant près de 80 % de la production mondiale, elles reçoivent ainsi pour quelques semaines une trentaine de milliards d’abeilles venues d’ailleurs. Les ruches repartent ensuite en Floride ou au Texas pour polliniser d’autres vergers.

En France, les abeilles voyagent aussi parfois en camion de région en région. Elles sont déplacées pour butiner des coins de floraison plus favorables. Une même ruche produira, par exemple, du miel de garrigue, puis du miel d’acacia, et enfin de lavande. Contrairement à leurs collègues américains, les apiculteurs professionnels français tirent leurs recettes de la production de miel et non principalement des services de pollinisation. Le commerce des abeilles est chez nous peu répandu.

En Chine, également, la transhumance des abeilles est jusqu’à maintenant pratiquée pour le miel plus que pour la pollinisation. Dans certaines régions comme le Sichuan, la pollinisation se fait pourtant à la main, à un coût évidemment supérieur. L’insuffisance de la population locale d’abeilles face à l’augmentation des surfaces en arboriculture en est indirectement l’origine. La cause principale est l’utilisation massive de pesticides dans les vergers de pommiers et de poiriers. Après avoir perdu leurs colonies, les apiculteurs ne veulent plus y déplacer leurs ruches.

Le commerce du miel opère sur de plus grandes distances encore que celui des abeilles. Vous pouvez vous procurer à Paris du miel de Nouvelle-Zélande ou de Cuba. Il est en vente en magasins spécialisés et en épiceries fines. Dans la grande distribution, vous pouvez aussi acheter du miel provenant de Chine mais alors sans le savoir ni le rechercher. Il suffit que l’étiquette sur le pot indique « mélange de miels non originaires de l’UE » ou « mélange de miels originaires et non originaires de l’UE ».

La Chine est en effet la première provenance des miels non continentaux importés en France. En réalité, j’aurais dû normalement employer un temps passé de l’indicatif. En premier lieu, car les importations d’Argentine ont dorénavant dépassé les importations chinoises pour le commerce lointain avec la France et parce que ce sont les importations d’Ukraine et non plus de Chine qui occupent aujourd’hui dans l’Hexagone la première place des importations extra-communautaires.

En second lieu, les règles d’étiquetage ont changé depuis le début de cette année. Pour les miels mélangés, l’indication de la provenance de chaque pays est devenue obligatoire : par exemple, miel de Chine (70 %), de France (20 %) et de Roumanie (10 %). Pour un miel d’origine géographique unique, rien n’est en revanche modifié, l’étiquette doit mentionner « Récolté en Espagne », « Récolté en Italie » ou encore « Récolté en Moldavie ». Si vous vous rendez en magasin vous verrez toutefois encore dans le rayon miel les pots de mélanges avec l’ancien étiquetage UE/non UE. Le ménage n’a pas été fait.

Fraudes massives
Comme dans beaucoup d’autres domaines, la Chine est le premier producteur et exportateur de miel dans le monde. Les statistiques de production et d’échange sont cependant à utiliser avec prudence : le miel fait l’objet de fraudes multiples et massives.

La plus courante consiste à ajouter un sirop de sucre. Il est beaucoup moins cher et pas toujours détecté. Soit parce que les pots ne sont pas contrôlés – les contrôles à la production et à l’importation restent exceptionnels -, soit parce que sa présence n’est pas décelée – certains sucres ajoutés sont seulement observables avec des techniques coûteuses comme la résonnance magnétique nucléaire -.

Un article paru dans l’American Bee Journal soutient de façon convaincante que la croissance des volumes de miel exportés entre 2007 et 2015 par la Chine, l’Inde, et même l’Ukraine ne peut s’expliquer que par l’ajout de sucres. En effet, dans ces pays – comme ailleurs dans le monde -, la demande intérieure n’a pas diminué (ce qui aurait libéré des quantités pour l’export), la productivité des ruches non plus (les abeilles souffrent de problèmes sanitaires et environnementaux de plus en plus sévères) et le nombre de ruches n’a que modérément augmenté (à défaut d’une rentabilité attractive et d’une formation significative de nouveaux apiculteurs).

Une seconde fraude consiste à blanchir le miel en falsifiant son origine. Certains pays comme la Thaïlande et le Vietnam exportent visiblement plus de miel qu’ils sont capables d’en produire, même en ajoutant du sucre ! La différence vient d’importations chinoises en transit vers les États-Unis. Elles y font l’objet d’une taxe anti-dumping dissuasive depuis le début des années 2000. Labelisés en provenance du pays d’escale, les miels chinois contournent l’obstacle.

Le non-respect des réglementations sanitaires constitue une troisième fraude. Il entraîne la présence dans le miel de pesticides et d’antibiotiques interdits ou en quantité dépassant les limites autorisées. Les antibiotiques peuvent provenir de traitements des colonies malades (par exemple contre la loque américaine, une maladie causée par une bactérie sporulante) ou bien de l’environnement des abeilles (dégradation de produits chimiques utilisés en agriculture, fumier et lisier de bétail).

Ingérer de fortes doses d’antibiotiques en mangeant du miel est paradoxal car il est connu pour ses propriétés antibactériennes grâce à des petites molécules qu’il contient, les défensines. Le miel contient aussi un antitussif naturel, le dextrométhormane, mais rassurez-vous, dans des quantités telles que contrairement aux sirops et gélules de synthèse son usage ne peut être détourné pour obtenir un effet psychotrope.

Comme pour les antibiotiques, la présence de pesticides dans le miel résulte de traitements apicoles (insecticides contre les acariens infestant la ruche, par exemple) ou agricoles (produits phytosanitaires). La majorité des miels à travers le monde contient quelques microgrammes ou nanogrammes de ces molécules chimiques. Dès lors que les interdictions et les seuils sont respectés, les résidus de pesticides dans le miel, même consommé régulièrement, ne présentent pas de danger pour la santé humaine.

Tel n’est pas le cas pour la santé des abeilles avec certains produits, en particulier les néonicotinoïdes. Des expériences montrent qu’ils induisent des désorientations qui empêchent les abeilles de retrouver le chemin de la ruche. De façon générale, les pesticides contribuent, pour une part cependant difficile à déterminer, au syndrome d’effondrement des colonies, un phénomène aux causes multiples à l’origine d’une forte mortalité des abeilles depuis plus de vingt ans en Europe et aux États-Unis.

Comme les précédentes, cette fraude agit sur les courants d’échanges car elle favorise les producteurs et les régions de miels de mauvaise qualité qui les font passer pour de bons produits. La mauvaise qualité étant moins coûteuse, les producteurs et les régions de miels de qualité font face à des prix insuffisamment rémunérateurs et perdent des parts de marché. Les consommateurs sont également pénalisés : les vertus médicinales et nutritionnelles du miel deviennent des fables quand le miel qu’ils mangent est pour partie du sirop de maïs ou de canne et contient de fortes doses de produits chimiques.

Délice de contrefacteur
Le lecteur aura compris que je ne lui recommanderais pas d’acheter du miel chinois. Même s’il en existe bien sûr certainement de bonne qualité mais il faut alors les connaître et savoir comment et où se les procurer. Ce conseil vaut même si vous recherchez un miel de pâte à tartiner très bon marché. Préférez alors un miel argentin.

À l’autre extrême de la gamme de prix, je vous suggère d’être vigilant dans l’achat de miel néo-zélandais. Ce miel monofloral de Manuka, un arbuste austral, se caractérise par les propriétés antiseptiques et antibactériennes exceptionnelles. À cause de son prix extrêmement élevé, la Nouvelle-Zélande talonne la Chine au rang de premier exportateur de miel en valeur, c’est-à-dire en dollars et non plus en tonnes.

À plus de 100 euros le kilo, il fait évidemment le délice des contrefacteurs : cinq fois plus de tonnes sont vendues dans le monde qu’il n’en est produit en Nouvelle-Zélande, pourtant le seul pays exportateur. De façon générale, si vous souhaitez acheter un produit de qualité d’origine extra-communautaire, approvisionnez-vous dans une boutique spécialisée où les miels sont sélectionnés et analysés (par exemple, Miel Factory).

Pour un miel ordinaire et moins exotique, je vous recommande d’acheter un miel produit dans l’Union européenne. Les normes sanitaires et de qualité y sont plus sévères, mieux respectées et plus souvent contrôlées. Cela vous laisse un très large choix en particulier celui d’opter pour un miel produit dans votre région que vous pourrez acheter en vente directe à un apiculteur sur un marché ou dans une grande surface. Si vous craignez les résidus de pesticides et d’antibiotiques, il vous faut choisir un miel certifié bio. Ou, à défaut, si vous appréciez les miels au goût prononcé, un miel de garrigue, de maquis ou de forêt (de châtaignier, par exemple) mais surtout pas le miel d’une région d’agriculture intensive.

En l’absence de mention d’une origine locale sur l’étiquette, je ne ferais pas de distinction entre les nationalités des miels de l’Union européenne. L’origine locale est pertinente car elle correspond à un écosystème végétal et floral qui joue fondamentalement sur la qualité du miel. L’origine européenne est aussi pertinente car c’est l’échelle des réglementations, dont le niveau d’exigence et le respect détermine également la qualité. Entre ces deux échelles, le niveau national permet seulement de jouer sur l’attachement des consommateurs pour leur pays, – pourquoi pas ? -, ou sur un réflexe identitaire plus problématique.

Distinguer le miel français de façon générique promeut le 100 % made in France. Un ancien ministre de l’Economie et du Redressement productif en a fait son cheval de bataille. Il a créé la marque Bleu Blanc Ruche pour ne distribuer que du miel national et contribuer au « repeuplement de la France en abeilles ». Grand pourfendeur du libéralisme, nul doute qu’il ne partage pas les thèses de Mandeville sur les vertus du vice et du laissez-faire que les abeilles lui ont inspirées. Pollinisant les fleurs et produisant du miel, les abeilles nourrissent les hommes, mais aussi leur fertile imagination.

F – Comme FRELON ASIATIQUE

Destruction de nids de frelons asiatique à la vapeur

Test grandeur nature contre le frelon asiatique pour l’appareil « HeatNest »

J – Comme JEUX pour enfants

Voici une liste de liens vers des pages avec des jeux et des coloriages :

Coloriages :

Coloriages et jeux d’abeille sur hugolescargot.com
Coloriages sur gulli.fr
Coloriages dur supercoloring.com
Imagier abeille sur turbulus.com

Jeux :
Jeu en ligne miel et abeille sur turbulus.com
Jeux et bricolages abeilles sur teteamodeler.com
Idées bricolages abeilles sur pinterest

Comptines
Comptines sur les abeilles

Découpages et Origamis

Origamis

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