Cf Le monde du 8 février 2021 :Bien choisir son miel, planter des fleurs… comment voler au secours des abeilles :

D’après l’auteur :

Pour se lancer dans l’aventure, il faut être formé et motivé, c’est-à-dire avoir bien réfléchi à son projet. Il suffit d’un petit bout de jardin. A condition, bien sûr, que les ruches soient suffisamment éloignées (ou séparées par un mur d’au moins deux mètres de haut) du voisinage immédiat. En zone urbaine, il faut s’abstenir d’installer des colonies dans des zones trop faiblement pourvues en espaces verts.

  1. Se former. Certaines associations, municipalités et syndicats apicoles proposent une initiation dans le cadre d’un rucher-école. Il est également possible de se former soi-même. Les manuels d’apprentissage sont nombreux et généralement bien conçus mais on ne saurait trop conseiller de prendre contact avec un apiculteur confirmé qui pourra guider les premiers pas du débutant. Pendant l’hiver, les abeilles hivernent (elles sont éveillées mais se tiennent au chaud en formant une grappe autour de la reine), mais entre mars et octobre, elles nécessitent un suivi régulier. Celui-ci n’impose pas une présence quotidienne mais réclame des interventions régulières, toutes les deux ou trois semaines.
  2. S’équiper. Pour débuter, deux ruches suffisent (compter 80 à 100 euros l’unité mais on peut s’en procurer d’occasion). Il faudra aussi commander en fin d’hiver auprès d’un professionnel ou d’une société spécialisée des essaims d’abeilles (au moins 150 euros l’unité) afin d’envisager une installation en mai. Avec de la chance, et un printemps radieux, il sera possible de récolter un peu de miel d’été.

L’équipement nécessaire se compose pour l’essentiel d’une combinaison d’apiculteur, d’un enfumoir, d’une centrifugeuse manuelle pour réaliser la récolte et de matériel divers (cadres, cire gaufrée, petits outils, pots, etc.). Ne pas oublier le traitement anti-varroa en fin de saison. En tout, il est raisonnable d’envisager un budget proche d’un millier d’euros (nettement moins, si l’on peut se procurer du matériel d’occasion en bon état). Il faudra déclarer ses ruches auprès du ministère de l’agriculture, qui attribuera un numéro d’immatriculation, et vérifier qu’elles sont assurées (service accessible pour trois fois rien via l’abonnement à une revue apicole).

Enfin, devenir apiculteur amateur, c’est comprendre que la récolte de miel (jusqu’à 20 kg par ruche les bonnes années) est moins importante que le fait de faire vivre des colonies d’abeilles.